Contenu

Notice à destination des exploitants professionnels d’élevage de palmipèdes notamment ceux non-adhérents à un groupement et dits "indépendants"

 

Depuis le début du mois de décembre 2016, 95 foyers d’influenza aviaire hautement pathogène sont apparus dans des élevages français en particulier dans la zone sud-ouest. Ce nouveau virus non transmissible à l’homme, est particulièrement agressif pour les élevages de volailles et se diffuse rapidement.

La situation sanitaire évolue de façon différente selon les zones considérées : alors que certaines zones réglementées se stabilisent (notamment dans les départements du Tarn, de l’Aveyron et de Lot-et-Garonne), une zone concentrant la majorité des derniers foyers confirmés, incluant une partie des départements du Gers, des Landes et des Hautes-Pyrénées, n’est pas encore stabilisée.

La Direction générale de l’alimentation du Ministère de l’agriculture, en concertation avec les membres du Conseil national d’orientation de la politique sanitaire animale et végétale dont les représentants des filières de production, a validé une évolution de la stratégie d’éradication du virus. L’objectif de cette stratégie de dépeuplement, qui a été validée, vient compléter les dispositions européennes déjà en place pour protéger les zones à forte densité d’élevages et empêcher la progression de la maladie dans les zones qui ne sont pas
encore stabilisées.

Ainsi, un abattage de tous les palmipèdes en parcours extérieur dans une zone définie par le Ministre chargé de l’agriculture, incluant une partie des départements du Gers, des Landes, des Hautes Pyrénées et des Pyrénées-Atlantiques est en cours. Le principe est d’abattre rapidement les espèces les
plus touchées à ce jour par le virus, à savoir les palmipèdes prêts à gaver dans cette zone.

Certains élevages pourront ne pas être soumis à cette obligation dès lors où, d’une part, ils répondent parfaitement aux exigences de biosécurité réglementaires, d’autre part, ils ne commercialisent pas d’animaux vivants car ils
assurent eux-mêmes l’intégralité du cycle de production, ou s’il s’agit de reproducteurs ou futurs reproducteurs.Les autres palmipèdes élevés en bâtiments et les gallinacés ne sont aujourd’hui pas concernés par l’abattage.

Une évaluation des résultats de cette action sera régulièrement faite pour, si
nécessaire, en adapter la mise en oeuvre.Cette opération de dépeuplement sera suivie par un nettoyage et une désinfection des bâtiments et des parcours. A l’issue de cette opération d’assainissement, le repeuplement de la zone nécessitera de définir des conditions strictes de biosécurité.

Devant l’urgence de stopper au plus vite la propagation de ce nouveau virus, les opérations d’abattage des palmipèdes concernés ont débuté dès le 5 janvier et pourraient s’achever le 20 janvier 2017. La réussite de cette stratégie repose sur la mobilisation de l’ensemble des professionnels de la filière, des
vétérinaires et des services de l’État afin que les mesures de biosécurité les plus strictes soient appliquées.

Ci dessous- l’ensemble de la notice est disponible au téléchargement.

 
 

Documents associés :