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Réserve naturelle du marais d’Orx

 
marais d’Orx

Pour mieux vous accueillir, le Marais d’Orx a réalisé des travaux d’aménagement : observatoires, passerelles, sentier d’interprétation, maison d’accueil, accessibilité, valorisation du patrimoine historique et naturel.

 

C’est la plus grande des propriétés du Conservatoire du Littoral en Aquitaine : 1004 hectares répartis sur cinq communes (Labenne, Orx, Saint-André-de-Seignanx, Saint-Martin-de-Seignanx et Saubrigues).
Quatre marais ou « casiers » le composent. Le Marais Central et le Marais Barrage au sud sont en eau tandis que le Marais Nord demeure au sec, hormis périodes de fortes pluviométries. Le Marais Burret, quant à lui, est en eau dans sa partie basse. Les différences de niveaux d’eau permettent d’offrir une mosaïque de milieux et d’habitats favorables à la richesse de la faune.

Peu d’informations nous renseignent sur le paysage du Marais d’Orx avant le détournement de l’Adour en 1579. En revanche, ce qui est mieux connu, c’est qu’au 18° siècle, le Marais est constitué d’un vaste étang de 1200 ha de 6 à 8 mètres de profondeur et de zones humides inondables alentour de près de 5000 ha.
La loi de 1807 sous Napoléon 1er décide de l’assèchement des marais, mais il faut attendre 1849 et les travaux de l’ingénieur Lefebvre-Béziers pour arriver à ce résultat. Le marais, par le creusement de canaux et de fossés, est enfin asséché.
En 1858, Napoléon III, très investi dans le développement et la mise en valeur du département des Landes, achète le domaine et l’offre au Comte Walewski, fils naturel de Napoléon 1er. Avec l’ingénieur Henri Crouzet, le nouveau propriétaire continue les grands travaux d’assèchement et d’assainissement, en créant un canal de ceinture qui isole le marais des bassins versants. Par pompage mécanique, les eaux du marais sont évacuées grâce au Boudigau, exutoire vers l’océan à Capbreton. Un vestige de ces pompes mécaniques, frappées de l’aigle impérial, est encore visible au sud-est du site.
L’agriculture s’installe sur le domaine d’Orx. Une trentaine de fermes sont construites, sur un même modèle architectural. Certaines existent encore aujourd’hui et quatre ont été transformées en gîtes ruraux sur le site.
Peu à peu, l’agriculture devient intensive et au XXème siècle, la maïsiculture domine. Les nouveaux propriétaires installent des pompes à vapeur en 1918, puis des pompes électriques « Tosi » en 1923.
Avec la crise pétrolière, les coûts de pompage et d’entretien du polder deviennent prohibitifs, la maïsiculture est abandonnée en 1984 et des crues successives inondent régulièrement le marais laissé en friche. En 1989, le Conservatoire achète le site avec l’aide financière du WWF-France.
Peu à peu, l’eau reprend possession des lieux et du paysage et en 1995, 774 hectares du site sont classés en Réserve Naturelle Nationale.

Le site est devenu terre d’accueil pour des espèces rares, protégées et menacées. Situé sur un des principaux axes migratoires européens, c’est le rendez-vous incontournable des ornithologues amateurs ou confirmés. On peut y observer Oies cendrées, Grues cendrées, Balbuzards pêcheurs … Il abrite aussi de nombreuses espèces nicheuses comme la Spatule blanche, emblème de la Réserve Naturelle, le Héron pourpré, le Bihoreau gris…

http://www.reserve-naturelle-marais-orx.fr/
http://www.conservatoire-du-littoral.fr/
Approbation du plan de gestion 2015-2019 de la réserve naturelle nationale du Marais