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Influenza aviaire hautement pathogène H5N8 : point de situation dans les Landes

 

Au 3 janvier 2017, 17 foyers H5N8 hautement pathogènes ont été recensés dans le département dans les communes d’Eugénie-les-Bains, Lussagnet, Cazères-sur-l’Adour, Bourdalat, Saint-Agnet, Duhort-Bachen, Aire-sur-l’Adour, Saint Loubouer, Latrille et Renung

Si ce sont principalement des canards prêts à gaver ou en gavage qui sont touchés aujourd’hui dans le département, il faut noter qu’une basse-cour de poules est aussi concernée. C’est pourquoi le préfet rappelle que toutes les basses-cours du département doivent être confinées et que les propriétaires doivent y appliquer des mesures de biosécurité strictes.

 

A l’heure actuelle, les zones de protection ou de surveillance mises en place afin de protéger et limiter la propagation de la maladie à d’autres élevages s’étendent sur 58 communes du département. Le nouveau zonage est précisé par un arrêté du 3 janvier 2017 (format pdf - 847 ko - 03/01/2017) . Ces chiffres montrent que seule la partie sud-est du département est concernée par l’épidémie, bien qu’au sein de cette zone, la contagion s’étende rapidement.

Pour faire face à cette situation, des mesures de restrictions de la chasse sont prises par arrêté préfectoral du 30 décembre 2016 (format pdf - 553.4 ko - 02/01/2017). Ainsi, depuis le 30 décembre et jusqu’à nouvel ordre :

  • en zone de protection, la chasse au gibier à plumes est interdite ;
  • en zone de surveillance, la chasse au gibier à plumes dans les territoires définis à l’article L424-6 du code de l’environnement ainsi que la chasse au gibier d’eau sont interdites."

Par ailleurs, de nouvelles mesures de lutte contre cette épizootie sont à l’étude au niveau national et seront présentées, par le préfet, la semaine prochaine.

Ces zones réglementées consistent autour d’un foyer en :

  • une zone de protection de 3 km de rayon minimum autour de l’élevage infecté,
  • une zone de surveillance de 10 km de rayon autour de cet élevage.

Dans ces zones, le régime réglementaire en vigueur demeure l’interdiction des mises en place et des sorties d’exploitation de toutes les volailles, conformément à l’arrêté ministériel du 18 janvier 2008 fixant l’ensemble des mesures relatives à la lutte contre l’influenza aviaire. Des dérogations pour des sorties sécurisées vers l’abattoir peuvent être accordées par le DDCSPP.

Chacune des zones de protection ne pourra être supprimée au plus tôt que 21 jours après les premières opérations de nettoyage et de désinfection du foyer correspondant, sous respect de mesures corollaires de recensement et de surveillance des exploitations de volailles commerciales et non commerciales, de cette aire géographique. S’y appliqueront alors les mesures correspondant à la zone de surveillance.

Les mesures appliquées dans la zone de surveillance ne pourront quant à elles être levées, au plus tôt, que 30 jours après l’abattage des animaux et à la fin des opérations de nettoyage et désinfection dans le foyer l’ayant motivée.

Le préfet rappelle l’impérieuse nécessité de respecter très strictement les mesures réglementaires de protection sanitaire applicable sur l’ensemble du département. La souche virale H5N8 est extrêmement virulente, tant par la mortalité importante qu’elle cause, notamment parmi les canards, que par la rapidité de sa diffusion.

Rappel des mesures de protection sanitaires

S’agissant des volailles et oiseaux captifs, le préfet rappelle que leur propriétaire ou détenteur doit :

  • procéder à la claustration de ces animaux ou, par des filets, à leur protection de tout contact avec des oiseaux sauvages ;
  • réduire les parcours en supprimant le contact et la proximité immédiate des points d’eau naturels ;
  • surveiller quotidiennement les oiseaux et, le cas échéant, signaler sans délai à un vétérinaire tout comportement anormal ou tout signe de maladie de ces derniers.

Demeurent interdits dans l’ensemble du département :

  • les rassemblements d’oiseaux,
  • le transport et le lâcher de gibier à plumes,
  • le transport des appelants pour le gibier d’eau.

Il est également rappelé que l’ensemble de la population doit éviter de fréquenter les zones où stationnent les oiseaux sauvages, y compris en leur absence, du fait de la possible présence de virus dans les fientes et les sols souillés. Toute découverte d’un cadavre d’oiseau sauvage doit être signalée sans délai aux autorités (ONCFS, DDCSPP, Mairies, Gendarmerie) ou à un vétérinaire, qui seront seuls chargés du transport éventuel et de la destruction des cadavres.